dimanche, 03 août 2008

Salut à toi, foule

 

Un ptit mot pour vous avertir, lecteurs, que je répondrais bientôt – personnellement et ensuite, après sélection, ici – dans les prochains jours. Allez, disons que ce sera fait d'ici dimanche prochain... Il vous reste donc une semaine pour envoyer de nouvelles questions.

 

Bon dimanche,

 

J*

mardi, 01 juillet 2008

*La* question

 

Bon, je ne vais pas avoir grand chose à dire dans les prochaines semaines parce qu’il faut que je boucle mon mémoire (forcément, je viens de trouver un nouveau bouquin sur Merleau-Ponty donc ma troisième partie n’en finit pas d’augmenter).

Cependant, lecteurs, lectrices, camarades virtuels, poutres et tomates confites (oui, j’avais envie), j’ai eu une idée pour vous occuper.

Vous allez me poser une ou plusieurs questions par mail (walter.malldwight@gmail.com), auxquelles je répondrai (de façon plus ou moins étoffée, selon ma sensibilité du moment) personnellement. D’ici trois semaines, un mois, je sélectionnerai un certain nombre de questions (et leurs réponses) que je publierai sous la forme d’un article sur ce blog mirifique.


Ces questions peuvent concerner mon avis sur une chose, mon sentiment sur une autre, ma vie, mon œuvre, mon cerveau, mon blog. Si vous avez des questions sur certaines allusions, élisions…, c’est le moment de les poser. (Par mail, donc, je le redis pour qu’on soit bien clair. Même de façon anonyme, hein ! je suis pas des RG, l’important dans cette histoire ce sont les questions ^^).

C’est qui ton héros préféré ?

Quel chef opérateur ont en commun Rohmer et Truffaut ?

Quand est-ce que tu retournes à Rome ?

Et ton mémoire, ça parle de quoi ?

C’est vrai que tu lis toujours Mickey Parade ?

Pourquoi on n’a pas eu de chronique sur le mariage de ta sœur ?

C’est vrai que Philip Glass est scientologue ? Et bouddhiste ?

Sinon, comme tu trouves ma robe ?

T’as combien de paires de lunettes ?

En vrai, t’as quel âge et tu pèses combien ?


Voilà quelques exemples.

Je vous attends.


Bon juillet,

Sincerely yours


J*


samedi, 28 juin 2008

Incivilité du troisième âge

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Je voulais faire un genre de jeu de mots avec Rencontre du Troisième type, mais ça marche moyen. Bref. La question que je pose aujourd’hui, c’est : pourquoi les vieux sont-ils toujours si pressés ? Attention, quand je dis « les vieux », ce n’est pas péjoratif. Enfin, un peu. C’est surtout pour englober la population qui grisonne de la tempe, qui se dégarni du front, qui fait skrouik aux jointures et « Que la terre est basse » en ramassant le stylo qu’ils ont fait tomber en faisant leurs mots croisées, fléchés, ou leur saloperie de sudoku.

 

Dans l’épisode onze de la saison 3 de Six Feet Under, Ruth rencontre un monsieur charmant. J’ai oublié le nom de cet acteur, mais on le connaît tous. Il est très grand, avec un air très sérieux et des narines qui ont l’air vaste comme des cavernes. Il joue toujours le même genre de personnages, là, de tête, je dirais : le scientifique qui meurt au début de I, Robot ; le médecin célèbre d’Al Pacino dans Angels in America. Oh, oui, il joue aussi le Duc d’Edimbourg dans The Queen. (Je présume que m’égare.) Donc oui, elle le rencontre dans un épisode, et dans le suivant ils parlent déjà de mariage. C’est au moment de se concerter qu’ils se rendent compte qu’ils nourrissaient le même projet depuis quelques temps (quelques jours, au mieux).

Les vieux me donnent l’impression de tout vivre comme si c’était la dernière fois qu’ils le vivaient. Par exemple, ma grand-mère songeait à faire ses cadeaux de Noël au début du printemps. Avant la fin de l’été, c’était bouclé. Certaines choses ont à peine commencé qu’ils les voudraient déjà finies ; mais dans l’interstice temporel, ils font les choses si délicatement, si précautionneusement, que l’action même dure plus longtemps que prévu. Par exemple, si vous faites l’ouverture d’un supermarché, vous serez toujours en compagnie d’une dizaine de mamies à l’air bonhomme et de quatre ou cinq papis (espérance de vie oblige) qui éventuellement les accompagnent avec un air courtois/incommodé (c’est au choix) ou sont là de leur propre fait, et dans ce cas-là, révisent leur liste de courses/s’amusent à faire tourner les roues de leur caddie/fument une gitane maïs qui soulève le cœur.

Ils foncent dans le magasin quand les portes s’ouvrent, ils vous regardent d’un air mauvais si vous les devancez à la balance des fruits et légumes et ils persiflent si vous leur grillez la priorité à la coupe de fromage/charcuterie. Ils sont pressés. Vous n’avez pas compris ? Ils ont des milliers de choses à faire. Ils en ont déjà fait depuis six heures du matin, puisqu’ils sont levés depuis cinq.

Mais, à la caisse, qui ralentit son monde en organisant sa chariotte comme une construction en Meccano, en dépliant son billet de dix milles façonné comme un origami niveau avancé, en parlant de la pluie, du beau temps, des articulations qui font krrronk et du fils/neveu/cousin qui vient dîner demain soir ? C’est elle. Elle est là. La vieille. Elle s’est vengée de la priorité grillée au moment où elle s’apprêtait à expliquer au fromager qu’il lui fallait le double de Saint Marcellin en raison de la visite susmentionnée en vous passant devant à la caisse parce que, vous fait-elle remarquer, elle n’a qu’un petit panier où se chamaillent six madeleines, un pot de faisselle et une branche de céleri alors que vous, consommateur jeune et frétillant comme une carpe koï au moment du repas, vous avez un plein chariot de provisions qui croustillent sous la dent (que vous avez encore) et d’autres qu’elle ne peut plus digérer depuis 1987. Ce qui la rend d’autant plus furieuse.

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Car oui, la vieille n’est pas que pressée. Elle est furieuse. Quand on la connaît, quand elle fait partie de la famille, on a appris à ne voir que ses bons côtés et à gentiment se moquer des mauvais. Mais la vieille que vous croisez dans la rue, celle-là, peut être d’une infinie courtoisie autant qu’elle peut, sans explication, vous faire un croche-pied avec sa canne simplement parce que vous la dépassez au guichet de la poste, où elle vient retirer, comme à chaque fin d’après-midi, vingt euros (« Redites-moi voir combien ça fait en francs pompidoliens, mademoiselle, vous seriez tellement aimable ? ») qu’elle dépensera en courses le lendemain. Si on arrêtait un peu de se sentir coupable devant ces vieux qui nous passent devant parce qu’ils sont pressés d’aller voir Le Renard et les dernières publicités pour Ténia, ils arrêteraient de nous passer devant. Pourquoi est-ce qu’on aurait plus de temps qu’eux à passer à la caisse ? Pourquoi le respect envers une personne doit croître au moment où cette dernière se ratatine ?...

Attendez, je ne dis pas qu’ils doivent rester debout dans le bus ou porter leurs valises tous seuls. Simplement, la dernière fois que j’ai vu quelqu’un céder sa place dans le bus à une mamie aux cheveux violets, c’est parce qu’elle a aboyé sur la personne en lui faisant valoir son grand âge et sa fatigue d’une vie. Le vieux régresse naturellement. Il redevient mineur. Il estime qu’à leur âge (comme les mineurs avant d’atteindre 18 ans), ils ne sont pas responsables de leurs erreurs, et que tout leur est dû. La place dans le bus. La réduction au cinéma. Le Youki assis sur les genoux en première classe. (Encore que là, Kévin ne fait de difficultés ; il ne sait pas qu’existe la première classe et n’a pas de Youki. Il se déplace en skate, comme tout le monde.)

Certain vieux ont une conception plus despotique de l’ordonnancement des choses, ce qui n’est pas contradictoire. Nous avons tous eu, ou avons encore, un vieux ou une vieille dans notre famille qui s’imagine que le monde tourne autour de lui ou d’elle, et que son pouvoir s’étend avec le nombre des années. Le vieux divise en secret, rassemble en public, il aime tout le monde. Avec ses préférences. Mais bref, chacun a ses histoires de famille…

Ainsi, par-dessus tout, les vieux sont palpolis.

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Donc, quelques vieux cumulent tout cela. Tout. Gentil, aimable, courtois, et tout à coup, ça joue des coudes, ça lance des éclairs derrière ses YSL fumées, ça s’accroche à son Vuitton comme un trapéziste à son trapèze. En position de combat. « Preums », pense l’ancêtre.

Je vous raconte ? Jeudi soir, on a eu le bon goût de m’inviter au cocktail de la MAPRA (Maison des Arts Plastiques Rhône-Alpes), qui avait lieu dans le jardin du musée des Beaux-Arts de Lyon. Charmante cour intérieur, « délicieuse », même, pour citer le député qui avait fait le déplacement avec le sénateur-maire et la moitié de son conseil municipal. Âge moyen : cent ans. Nan, j’exagère. Mais disons, une proportion de vieilles personnes assez conséquente.

Discours 1.

Discours 2.

Discours 3.

Là, il était prévu un petit intermède musical. Quelque chose de très bien. Du Nordin et du Reich. Assez contemporain pour se sentir dans un cocktail, juste assez snob pour ne pas se sentir à une ouverture de Conforama.

et, aux dernières notes de Reich, la Vieille, qui a senti que c’était la fin, s’approche imperceptiblement du buffet le plus proche. Elle rassemble ses dix orteils et son oignon et se lance dans un mini-moonwalk – sauf que voilà, elles font toutes la même chose. Et, comme des centuries de fourmis au ralenti, elles commencent à se rassembler et se diriger d’un même corps vers le personnel en noir, séparé – heureusement ! – de ce public affamé par de grandes tablées multicolores.

Soudain, c’en est fini de Reich. Applaudissements nourris. Et encore. Et là, à l’hallali. Haro sur le buffet. Tout ce qui est présenté dans une assiette, avec ou sans facilité d’accès (somme toute, les cure-dents, la vieille n’en a cure, elle a ses propres serres) est arraché, englouti, avalé, repris, resservi, arrosé – car la vieille mange d’une main et boit de l’autre. C’est en tentant de me diriger vers un point de ravitaillement que je me suis fait bousculer par une, puis deux et enfin trois vieilles qui trottinaient dans la même direction pour finalement me retrouver avec une veste au kir. (Oui, je ne me déplace pas. Le kir vient à moi.) Et un « Pardon » ? Mon cul ! La vieille donne un œil, constate que je suis un « Jeune ». J’ai le temps de vivre. J’ai le temps d’aller au buffet. Je n’ai pas faim, moi. Je n’ai pas connu les tickets de rationnement, moi. Je ferai d’autres cocktails !...


Voilà, c’était ma charge contre les vieux et surtout, les vieilles. La Vieille. La sans-gêne qui se dit que cet article qu’elle lit sur mon blog est peut-être le dernier.


C’est bien fait ! Vieux tableau !


J*

dimanche, 22 juin 2008

« Pour mourir jeune, il faut mourir beau. »



déclara mon grand-père il y a une trentaine d’années, quelque chose comme ça. Des années, en tous cas, avant la mort de Jeff Buckley dans sa trentième année, et plus encore avant celle de Heath Ledger à 29 ans – mais peut-être pas longtemps après celle de James Dean à 24 ans, allez savoir.


Ma grand-mère avait soigneusement recopié cette phrase, avec d’autres du même genre, et finalement en avait fait un cadre. Qu’elle avait accroché non loin des photos de famille, près du téléphone, comme un avertissement – non, je surinterprète.



Il me semble qu’il ressort de ceci une certaine vérité. Quoique cela soit sujet, bien sûr, à des débats sans fin. J’ai l’impression qu’on a toujours une peine plus importante quand ce sont des gens beaux et talentueux qui meurent – et pas des boudins privés en plus d’esprit – d’autant plus qu’ils restent beaux pour toujours, ce qui renforce d’autant leur talent. Ils passent à la postérité pour le peu qu’ils ont fait, et pour tout ce qu’on imagine « si ».



buckley_jeff.jpgSi Jeff Buckley, par exemple, avait fait plus d’un disque – puisque les neuf autres sont posthumes. Depuis Elvis on a bien compris qu’un chanteur mort vend aussi bien, sinon mieux que vivant. Si possible s’il meurt foudroyé en pleine gloire. Janis Joplin et Jimi Hendrix après lui. Franchement, vous imaginez Janis Joplin vieille ? Elle aurait fait des apparitions de guest star dans des séries comme Oz (la vieille maman d’un prisonnier) ou Nip/Tuck (dans son propre rôle). Mieux, elle aurait tourné un film ou deux. Comme Marianne Faithfull, qui a tourné juste ce qu’il faut pour gratter un peu plus de reconnaissance. Ou encore, elle aurait fait un dernier best-of avant de se mettre à la peinture, genre Joni Mitchell. Et Hendrix vieux ? On l’aurait promené dans des late shows grinçants où il aurait fait la promo d’un disque « intimiste, et tellement sincère, écrit avec la nouvelle génération », façon Henri Salvador. Avant de mourir il aurait fait Oprah, qui serait confondue en excuses après l’avoir appelé « Ray », et où il aurait longuement parlé de son concert sur Wight Island en 1971. Et la grosse, un œil sur ses fiches, l’aurait gentiment corrigé : « You mean 1969, R… Huh, Jimi. »

 


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Et si James Dean avait tourné quelques films en plus ? Allez savoir, il serait devenu un acteur estimé qui joue les rôles de mari protecteur, de héros baraqué au cœur tendre. Façon Rock Hudson, si vous voyez ce que je veux dire. Il serait devenu le meilleur ami de Shirley MacLaine ou Ingrid Bergman, puisque Liz Taylor était déjà prise par Rock. Avec un peu de chance il ne serait pas mort du sida et aurait fini dans Desperate Housewives à la place de Chamberlain. Vous savez, le beau-père adorable qui se découvre gay sur le tard. Au lieu de ça, il est coincé dans une légende d’« écorché vif » (et c’est un euphémisme de dire que cette expression est galvaudée) qui nourrit quelques sosies de dos dans des films qui aiment convoquer des gloires passées ; La Mort vous va si bien, par exemple. Ou qui donnera du travail au sémillant James Franco, si ce dernier accepte de jouer le rôle qu’a déjà refusé Brad Pitt dans un biopic sur cet acteur disparu depuis presque un demi-siècle, et qu’on ne connaît plus que grâce à des biographies douteuses. Mais franchement, que peut-on raconter d’un type qui meurt à vingt-quatre ans ? A moins qu’il a laissé des écrits, des lettres ou autre matériel similaire, il reste aux vautours quelques anecdotes de tournage, des potins de plateaux, ou des confidences scabreuses de maîtresses (ou amants autodéclarés) qui se font leur beurre sur des déclarations telles que « il aimait qu’on le brûle, on l’appelait le cendrier humain » ou « il avait un pénis qui me faisait pensait à mon oncle Marty sans que je puisse me l’expliquer » (ok, sur ce coup, j’extrapole).

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Et si Heath Ledger s’était mis à faire des mauvais films ? Bon, il a quelques navets au compteur, hein, il faut bien commencer par quelque chose… Mais au final, on ne retient plus que ses rôles dans I’m Not There, ou dans Brokeback Moutain, ou le prochain Batman. Je redoute vraiment les critiques à venir, qui n’en pourront plus, je le sens, de s’esbaudir sur ses qualités d’acteur « qui semble déjà nous parler de lui et de son noir destin » dans ce rôle « qui dit tellement de son propre état mental à travers la fiction », vous voyez exactement ce que je veux dire. On ne peut pas s’empêcher d’imaginer que certains acteurs ressemblent à certains rôles qu’ils ont joués. Par exemple, Jack Nicholson jouant le Joker (oui, encore) dans Batman qui nous rappelle son rôle dans Les sorcières d’Eastwick et qui annonce son personnage odieux et cynique – mais on adore ça ! – dans As good as it gets (le nom français m’échappe au moment ou j’écris).

En revanche, on l’a oublié dans Mr. Schmidt, et Vol au-dessus d’un nid de coucou n’a donné lieu en dvd qu’à une maigrelette édition. Juste de quoi se rincer la mémoire.

Pardon pour la digression.


Et si Heath Ledger avait lui aussi poursuivi sa carrière ? Il serait sûrement devenu un grand acteur. Peut-être pas un Robert de Niro (remplacez ici par n’importe quel acteur que vous considérez grand), mais pas loin – un vrai acteur qui réfléchit, pas le genre à finir dans une adaptation de série télé ou à devenir le prochain James Bond (malgré tout le respect que j’ai pour double-zéro sept). Ou alors, il aurait réalisé. Genre Clint Eastwood. Tiens, qui peut me donner le nom de trois acteurs de Minuit dans le jardin du bien et du mal, comme ça, sans réfléchir ?...

Eh voilà.

J’entends déjà Claire Chazal : « …après avoir enchaîné les westerns il avait joué le rôle de l’Inspecteur Harry avant de passer derrière la caméra pour tourner des films qui rencontrèrent un grand succès. Dans un instant la météo puis le Grand classement des cent pets les plus drôles dans des films de série B tournés entre 1988 et 2001, présenté par… » etc, etc.

On dirait qu’il ne reste plus rien à la mémoire de ce dont on l’a consciencieusement nourrie. De temps en temps, on sera frappé d’hypermnésie quand nos enfants nous demanderont, devant Ciné Classic, « Eh Papa t’avais quel âge quand Batman est sorti au ciné ? »

On répondra « Ne m’appelle pas Papa » puis « j’avais l’âge de mourir beau », et on demandera une précision : « Quel Batman, au juste ?... » Et on parlera de Tim Burton, de Jack Nicholson et de Michael Keaton qui ressemblait à Julien Lepers…

« Julien Lepers, celui qui a fait sauter son plateau télé après avoir pris les candidats en otage ?

- Ouais. »

On repensera à Mars Attacks ! en rigolant, quand la tête de Sarah Jessica Parker se fait greffer sur le corps de son chien après être tombée amoureuse de Pierce Brosnan.

Et on passera pour des vieux cons parce que nos chiards ne connaissent pas Sex and the City (« C’est quoi ce nom de série à la con ? ») ni Pierce Brosnan, parce que c’est cette bite de Freddie Prinze Jr. qui joue James Bond maintenant, alors que oui, on l’avoue, on aurait préféré que ce soit Heath Ledger.

« Heath qui, Papa ?

- Lâche cette télécommande et va faire tes cyberdevoirs ! Et arrête de m’appeler Papa ! Petit con. »



Voilà, il faudra avoir tout fait très vite, précocement mais sans exagération, avec talent mais sans génie. Laisser à l’histoire de quoi bâtir un nouveau mythe, et se donner l’impression qu’en multipliant les marques de son existence, on trace plus profond le sillon du souvenir qu’on laisse.



J*